Darkening Power… Le roman de fiction en ligne Page 3
Destiny Train – Part 2

Ce mec avait une capacité à peu près exceptionnelle, quand elle est authentique : il voyait l’avenir. Ou, plus exactement, il calculait l’avenir le plus probable en se basant sur certaines de ses visions prophétiques…
Depuis qu’il travaillait en proche collaboration avec Handel, le Big Boss de notre branche de L’Organisation, Ulric Panopeus n’avait jamais personnellement pris part à une action de terrain.
En fait, personne ne le croisait jamais en dehors de nos locaux ultra-sécurisés.
Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Et surtout, pourquoi moi ?
Il me parut futile de lui poser des questions. Le voyant ne répondait jamais à ce genre d’interrogation directe. Il se contentait généralement de les ignorer, purement et simplement, et sans aucun égard pour la politesse.

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J’observais son visage amaigri et ses cheveux long. Je savais qu’il devait avoir à peu près mon âge. Il paraissait pourtant nettement plus vieux ; certains prétendaient qu’il était rongé par une étrange maladie. Des bruits de couloir, chez les agents de terrain, sous-entendaient que ses visions le dévoraient de l’intérieur, comme une gangrène. Remarque, je me suis souvent demandé comment un mec comme lui pouvait vivre pleinement son quotidien tout en sachant comment la journée allait se dérouler ?
La rumeur le décrivait aussi comme oscillant entre la folie irrationnelle et la froide lucidité. Personnellement, je le trouvais prétentieux et de mauvaise compagnie. Mais bon, boulot, boulot…
Il restait là, face à moi, sans mot dire. Après une bonne heure de mutisme étudié, je finis par aborder directement la raison de sa présence.
- Qu’est ce que vous faites là en fait ?
- Comme à ton habitude agent Alvarez, tu vas droit au but sans jamais poser la bonne question… répondit-il de sa voix éraillée. Après tout, on ne te changera plus à ton âge…
Je sentis nettement la pointe d’ironie dans sa voix. Et je n’appréciais ni son ton supérieur ni son tutoiement. J’avais envie de lui répondre que moi, au moins, je faisais mon âge et pas 15 ans de plus, mais je décidais de fermer ma grande gueule pour le laisser diriger la conversation…


